ROS : Robot Operating System

ROS : Robot Operating System 

ROS : Robot Operating System

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de développement robotique, ROS est devenu un incontournable. Cette plateforme open-source facilite l’intégration des différents modules logiciels qui constituent un système robotique et propose un standard pour la communauté de développeurs.

Issu d’un projet du Stanford Artificial Intelligence Laboratory, ROS a initialement été développé en 2007. Le projet est né dans le but de répondre au besoin d’avoir un moyen de relier tous les processus logiciels qu’un système robotique peut contenir. Mais pourquoi est-ce qu’un tel outil est nécessaire?

Typiquement, un robot est composé de 3 principaux types de modules: la perception, la planification et le contrôle.

Perception

Avant de pouvoir interagir avec son environnement, le robot a besoin de le comprendre. Cela peut nécessiter une grande quantité de capteurs, selon la tâche que le robot doit accomplir. Par exemple, une voiture autonome peut utiliser des caméras, des LIDAR, des GPS, des centrales inertielles, etc.

Planification

Ensuite, une fois que le robot comprend ce qu’il se passe autour de lui, il doit prendre des décisions et utiliser l’information qui lui est présentée pour agir de manière optimale. Si on reprend notre voiture autonome, celle-ci doit savoir comment réagir si elle détecte un piéton qui se trouve devant elle!

Contrôle

Finalement, le robot doit être en mesure d'exécuter les actions qu’il a déterminé comme étant optimales. Cela signifie de convertir des commandes abstraites en action concrètes qui auront des conséquences dans le monde réel, comme accélérer et freiner par exemple.

Par contre, ces 3 catégories de tâches englobent souvent une multitude de processus, qui ne fonctionnent pas nécessairement de façon linéaire et qui interagissent tous les uns avec les autres de manière complexe. C’est là que ROS entre en jeu. Il permet de suivre tous les modules (appelés des noeuds) et gère les transferts d’information entre eux.Suite aux premiers développements de ROS, Willow Garage, un incubateur de recherche robotique, a pris en charge le développement de la plateforme et a contribué grandement à sa croissance. La communauté open-source de ROS compte aujourd’hui un grand nombre de contributeurs à travers le monde.

Comment ça fonctionne?

Le nom Robot Operating System peut porter à confusion. En fait, ROS n’est pas un système d’exploitation en soi, comme le sont Windows et Linux par exemple. C’est plutôt un middle-ware, une plateforme qui offre une abstraction pour faciliter l’interaction et la communication entre différents processus qui peuvent être indépendants et même rouler sur des machines différentes.L’idée générale derrière ROS est qu’ils s’agit d’un système distribué. Chaque noeud fonctionne de manière indépendante, mais se rapporte au master, qui coordonne les interactions.

Le master accomplit plusieurs tâches. Il accorde aux noeuds des noms uniques, et garde un registre des canaux de communications entre ceux-ci. Le master met ce registre à la disposition des noeuds, qui sont ensuite capables de communiquer entre eux de manière peer-to-peer une fois qu’un premier contact est établi.

La communication inter-noeuds peut se faire de différentes manières. Les deux mécanismes les plus utilisés sont les topics et les services.

D’une part, les topics sont des canaux de communication ayant chacun un identifiant unique. Ils permettent aux noeuds de se transmettre des messages sous forme de publisher/subscriber. Il n’y a donc pas de notion d’expéditeur ni de destinataire. Tous les noeuds du système ont accès à l’information qui est envoyée par des topics.

D’autre part, il y a les services. Ceux-ci permettent de faire des appels de procédures à distance entre les noeuds. Les données circulent sous forme de messages et ont des formats qui sont préétablis par le noeud qui offre le service en question.

Outils

En plus de ses fonctionnalités de base, ROS offre plusieurs outils pour faciliter le développement de systèmes robotiques.

rqt

L’outil rqt est une interface utilisateur modulable. C’est une plateforme qui gère le déploiement de plugins basés sur Qt. Certains plugins de base sont fournis par ROS et il est aussi possible de développer des modules personnalisés.

rqt_graph

Un des plugins fournis par ROS qui est très utile est rqt_graph. Il s’agit d’une interface qui permet de visualiser les noeuds actifs ainsi que les transferts d’information entre ceux-ci. C’est un excellent outil pour déboguer un programme ROS et valider son bon fonctionnement.

rviz

L’outil rviz (ROS Visualization Tool) est un outil de visualisation 3D très puissant. Il permet de visualiser les données provenant de capteurs, qu’ils soient réels ou simulés, ainsi que le modèle du robot lui-même. Ceci est très utile pour comprendre le comportement du robot selon ce qu’il voit à travers ses capteurs. Par exemple, on peut voir en temps réel des points détectés par un LIDAR en 3D et valider que les actions du robot respectent le comportement désiré.

Gazebo

Gazebo, pour sa part, est un simulateur. Il permet de créer des modèles de robots ainsi que des scénarios et des environnements réalistes qui respectent les lois de la physique. Il est également possible de simuler tous types de capteurs. C’est un outil idéal pour tester ses algorithmes avant de les déployer sur un robot réel.

Installation

Maintenant que vous connaissez ROS, il est temps de commencer à l’utiliser. La plateforme officiellement supportée pour son utilisation est Ubuntu, mais il est également possible de l’installer sur d’autres distributions de Linux. Présentement, la version la plus récente de ROS pour laquelle du support à long terme est offert est ROS Melodic, conçu pour Ubuntu 18.04.

L’installation est très bien détaillée ici et se fait assez facilement. Ensuite, il faut configurer son environement de travail en suivant ces étapes, puis tout est prêt pour commencer à développer. De très bons tutoriels sont également disponibles pour tous les niveaux.

Conclusion

Bien que ROS soit extrêmement utile pour le développement de systèmes robotiques, il peut aussi être difficile à maîtriser au départ. Son utilisation nécessite certainement de bonnes connaissances de base du système d’exploitation Linux, puis, idéalement, des bases du fonctionnement de systèmes réseau. Heureusement, le wiki et les tutoriels offerts sont assez utiles. Et bien sûr, comme pour tout logiciel, il y a aussi beaucoup de ressources disponibles en ligne.J’espère que cet article vous a permis de mieux comprendre ce qu’est ROS et comment il fonctionne. Si les projets de Robotique UdeS vous intéressent, ou si vous voulez simplement discuter de robotique, n’hésitez pas à nous contacter, nous sommes toujours ouverts à de nouveaux défis!

Sources

Nous aimerions remercier tous nos commanditaires, sans qui nos activités ne seraient pas possibles. Nous vous sommes très reconnaissants. Merci de nous permettre de réaliser des projets concrets, d’avoir un impact sur la communauté, et de nous épanouir tout en nous développant personnellement et professionnellement. 

Un merci tout particulier à Merkur grâce à qui nous pouvons redonner davantage a la communauté.

Festival de Robotique FIRST : Une première pour Sherbrooke

Festival de Robotique FIRST : Une première pour Sherbrooke 

Festival de Robotique FIRST : Une première pour Sherbrooke

L’édition 2020 du Festival de Robotique FIRST a eu lieu au Centre sportif de l’Université de Sherbrooke du 4 au 7 mars. L’événement qui se déroule à Montréal depuis déjà quelques années tenait sa première édition à Sherbrooke.

Pour coordonner un événement d’une telle ampleur, un comité local formé de professeurs, d’employés et d’étudiants de l’Université de Sherbrooke prêtait main forte aux responsables habituels de FIRST Québec. Deux étudiants de Robotique UdeS siégeaient sur ce comité, entre autres pour trouver des bénévoles. Nous avons été agréablement surpris par le nombre d’étudiants et membres du personnel de l’université qui ont choisi de s’impliquer dans la réussite de l’événement.

Toute une ambiance!

Pour ceux qui n’y étaient pas, vous avez certainement manqué une belle ambiance festive. Les gradins étaient remplis de parents fiers, de collègues encourageants et d’un public de tous les âges intéressés par l’événement. La zone de partenaires incluait des kiosques de réalité virtuelle (CAE), d’entreprises québécoises (Hydro-Québec, BRP), un drone d’Hydro-Québec et bien sûr l’Université de Sherbrooke et le groupe de Robot en 100h, représentés par des membres de Robotique UdeS.

On avait même la chance d’y rencontrer les juges et des femmes ingénieures professionnelles et étudiantes pour inspirer les jeunes étudiants et étudiantes du secondaire à poursuivre leurs études dans le domaine des STIM.

Le public pouvait aussi visiter les puits aménagés par chaque équipe pour réparer et améliorer leur robot pendant et entre les joutes. Il n’y avait certainement pas de quoi s’ennuyer!

La compétition

29 équipes provenant de partout au Québec, d’Ontario, des États-Unis, et même de la Turquie, du Brésil et du Mexique ont pris part à la compétition. Les équipes, formées de jeunes de moins de 18 ans mentorés par des professeurs, des étudiants universitaires, des professionnels et des parents travaillaient à la conception et la construction de leur robot depuis le mois de janvier.

La première journée du festival est consacrée à des matchs de pratique pour permettre aux équipes de se familiariser avec le terrain et de rencontrer les autres équipes, qui seront à la fois leurs adversaires et leurs alliés. En effet, les matchs de qualification opposent deux alliances de trois équipes formées aléatoirement. Les équipes d’une même alliance récoltent des points pour une victoire et pour certaines actions spécifiques au cours de la partie.

Après les qualifications, huit alliances sont formées pour la finale, au choix des équipes se retrouvant au sommet du classement. Les dernières parties sont donc jouées comme tout autre tournoi sportif, les gagnants avancent vers la finale.

Cette année, l’alliance gagnante du festival de Sherbrooke était composée de 2 équipes de Sherbrooke en plus d’une équipe de Montréal. Évolution 2626 du Séminaire de Sherbrooke et Hyperion 3360 de La Montée (Le Ber) font partie des 6 équipes qui représentent fièrement l’Estrie depuis quelques années au festival régional de Montréal.

Malheureusement, la situation mondiale de la COVID-19 a forcé l’annulation de tous les festivals de robotique FIRST à travers le monde y compris le festival régional de Montréal qui devait avoir lieu en avril. Les équipes s’étant qualifiées pour les finales mondiales aux États-Unis n’auront pas non plus la chance d’y aller.

Somme toute, on peut dire que l’évènement du festival de robotique FIRST à l’Université de Sherbrooke fut une réussite! Merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin.

Personnellement, je trouve inspirant de voir ce que les jeunes peuvent réaliser avec l’aide de leurs mentors et j’ai hâte de les voir arriver à notre Faculté de Génie dans quelques années!

Nous aimerions remercier tous nos commanditaires, sans qui nos activités ne seraient pas possibles. Nous vous sommes très reconnaissants. Merci de nous permettre de réaliser des projets concrets, d’avoir un impact sur la communauté, et de nous épanouir tout en nous développant personnellement et professionnellement. 

Un merci tout particulier à Merkur grâce à qui nous pouvons redonner davantage a la communauté.

BioGénius: Fusionner corps et machine

BioGénius: Fusionner corps 
et machine

BioGénius: Fusionner corps et machine

BioGénius est le tout dernier projet technique à se greffer au groupe Robotique UdeS, aux côtés du projet de Rover. Il s’agit d’un projet technique en génie biomécanique, le premier en son genre à l’Université de Sherbrooke, dont le but est de construire un exosquelette afin de participer à l’édition 2021 de la compétition Applied Collegiate Exoskeleton (ACE) à l’Université du Michigan (MSU).

Avant d’entrer dans les détails, petite mise en contexte sur la création du projet: à l’Université de Sherbrooke, une des concentrations pour le baccalauréat en génie mécanique est la biomécanique. Personnellement, cette concentration est une des raisons principales pourquoi je suis venu à cette université. En plus d’être un des domaines de l’ingénierie mécanique en plus forte croissance, le fait d’utiliser mes connaissances techniques pour aider le corps humain dans ses gestes du quotidien m’a toujours fasciné.

Malheureusement, lors de mon entrée à l’UdeS, il n’y avait aucun groupe technique dont le projet était dans le domaine de la biomécanique, et ce malgré toute l’expertise dans le domaine du corps professoral. C’est donc afin de poursuivre notre passion pour les exosquelettes et du même coup jeter les fondations pour le premier projet technique de biomécanique à l’UdeS que mon coloc Gabriel et moi avons imaginé le projet BioGénius lors de la session d’automne 2019.

Le projet a officiellement été lancé durant la même session, regroupant 8 étudiants au baccaleauréat en génie biomécanique de la 64e promotion, rejoignant peu de temps après le groupe Robotique UdeS. Aujourd’hui, la taille du groupe a doublé, il comporte maintenant des membres du génie électrique, mécanique, robotique et informatique de plusieurs promotions, et ce simplement par bouche-à-oreille.

Qu'est-ce qu'un exosquelette?

Mais qu’est-ce qu’un exosquelette? Le terme est relativement peu connu sauf pour ses apparitions dans quelques films de science-fiction. Toutefois, il s’agit d’une invention avec un énorme potentiel dans les domaines manufacturiers, automobiles, de la santé, militaire et bien d’autres. Un exosquelette est une machine fixée au corps même de l’utilisateur qui l’assiste dans ses mouvements et augmente ses capacités. Alors que certains exosquelettes vont aider des patients paraplégiques à marcher à nouveau, d’autres vont réduire l’effort biomécanique déployé par des employés d’usine lorsqu’ils manipulent des outils lourds. Dans la plupart des cas, le but est d’assister ou même de remplacer les efforts fournis par les muscles du corps humain pour déplacer des charges.
Un ouvrier d’une usine Ford qui utilise l’exosquelette EksoVest pour l’aider à soulever des charges au-dessus de sa tête (https://futurism.com/exoskeletons-ford-factory)
L’exosuit du Harvard Biodesign Lab ne contient pas (ou presque) de structure rigide, il utilise plutôt des ceintures de textiles pour se fixer aux jambes de l’utilisateur (https://www.digitaltrends.com/cool-tech/harvard-robot-exosuits/)
Il existe aussi plusieurs configurations possibles pour un exosquelette, autant pour sa motorisation que pour sa structure. Par exemple, celui-ci peut avoir un actionnement actif (moteurs électriques, cylindres hydrauliques/pneumatiques, etc.) ou un actionnement passif (ressort, cylindre à air, pièce déformable, etc.). Une autre catégorie d’exosquelettes sont les exosquelettes mous, aussi connus sous le nom de exosuits. Prenons par exemple un exosquelette pour le bas du corps, qui viendrait assister les muscles humains entre les hanches et les chevilles. Une structure rigide d’exosquelette transmet des forces au sol par un contact direct avec celui-ci, en d’autres mots la structure agit comme interface entre le pied de l’utilisateur et le sol. Les exosuits, quant à eux, ne contiennent aucune structure rigide, et agissent plutôt comme des muscles artificiels qui viennent s’enrouler autour des jambes de l’utilisateur sans transmettre des forces au sol. Ces exosquelettes ont l’avantage d’être plus souples et d’avoir plus de degrés de liberté pour le mouvement, au détriment généralement de forces et de couples générés moins élevés.

Notre projet

En ce qui concerne BioGénius, notre exosquelette va servir à un but très précis : remporter la compétition ACE. Cette compétition, réunissant des étudiants au baccalauréat de plusieurs universités aux États-Unis, comporte plusieurs épreuves. En voici quelques-unes :

En lisant la description de ces épreuves, il est clair que la conception de l’exosquelette BioGénius doit respecter des critères précis: il doit être léger afin de limiter l’effort métabolique de l’utilisateur lorsqu’il est éteint, il doit lui permettre d’avoir une bonne souplesse et limiter le moins possible les mouvements des jambes. Il peut se limiter au bas du corps, les bras n’étant pas vraiment sollicités pour les épreuves de la compétition.

D’ici la compétition, outre la conception même de l’exosquelette, BioGénius a plusieurs autres objectifs et ambitions. Premièrement, peu de personnes à l’Université de Sherbrooke connaissent le projet pour le moment, alors si le groupe désire se positionner comme un ambassadeur de la biomécanique à l’université, il faut se publiciser. Cela peut se faire de différentes façons; par des vidéos démonstratives, d’autres articles comme celui-ci plus détaillés sur la conception du modèle ou des démonstrations publiques. Aussi, même si la conception se concentre sur la compétition ACE, rien n’empêche le groupe de s’inscrire à d’autres compétitions, par exemple Wearable Robotics, afin d’acquérir plus d’expérience et de notoriété.

Tout ça va demander beaucoup d’aide. Si la biomécanique vous passionne et vous désirez faire partie d’un projet novateur, vous pouvez me contacter à l’adresse courriel suivante : [email protected], et vous aussi pourrez faire partie de la belle famille RobotiqueUdeS!

Nous aimerions remercier tous nos commanditaires, sans qui nos activités ne seraient pas possibles. Nous vous sommes très reconnaissants. Merci de nous permettre de réaliser des projets concrets, d’avoir un impact sur la communauté, et de nous épanouir tout en nous développant personnellement et professionnellement. 

Un merci tout particulier à Merkur grâce à qui nous pouvons redonner davantage a la communauté.

Robot en 100h – Recharge Infinie

Robot en 100h -  
Recharge
 Infinie

Robot en 100h - Recharge Infinie

Cette année a eu lieu la 6e édition de Robot en 100h, une initiative pour aider les jeunes qui participent à la compétition mondiale de robotique FIRST. Les membres de l’équipe Robotique UdeS conçoivent des robots et des mécanismes qui sont capables d’accomplir les tâches de la compétition, et filment des capsules vidéo pour donner des solutions simples, efficaces et testées aux jeunes qui participent à la compétition. C’était une année de nouveautés, avec une deuxième équipe de robot en 100h à l’école Polytechnique de Montréal en plus de l’équipe originale de l’Université de Sherbrooke. C’était également la première fois que l’évènement sherbrookois se réalisait dans le tout nouveau Studio de création de la faculté de génie. Avoir davantage d’outils, d’équipement et d’espace de travail a aidé les étudiants de façon significative

Séance de brainstorming, Studio de Création de l'UdeS

La compétition de robotique First

Chaque année, plusieurs dizaines d’équipes québécoises formées de jeunes entre 14 et 18 ans participent à la compétition mondiale de robotique.  Le défi annuel est dévoilé la première fin de semaine de janvier, et les compétitions régionales commencent au mois de mars. Les étudiants participants ont donc environ 2 mois pour construire leur robot. Même si certaines parties du défi sont semblables d’année en année, p.ex. ramasser et lancer des ballons ou grimper sur des obstacles, les équipes doivent concevoir de nouveaux mécanismes. En 2019, en fin de partie, les robots devaient monter sur une marche, tandis qu’en 2020, les robots devront s’agripper sur une barre à au moins 5’3” de hauteur et monter le robot. Les ballons du nouveau défi sont aussi plus petits que ceux de l’année dernière.  De plus, la règlementation sur la taille des robots peut aussi varier. Pour le défi Recharge Infinie, les robots ne doivent pas dépasser 45 pouces de hauteur, sauf durant la fin de partie. Finalement, les équipes peuvent aussi avoir des points supplémentaires durant le début des parties si les robots peuvent se déplacer et lancer des ballons de façon autonome. Dans le cadre de robot en 100h, en plus des capsules de prototypes, mécanismes et robots, une vidéo d’analyse de jeu et de stratégie est publiée. Cette analyse justifie nos choix lorsqu’on fait la conception du robot. Par exemple, cette année, c’est avec le défi de grimpage à la fin de la partie que les équipes pourront faire le plus de points. Aussi, nous avons construit notre robot pour qu’il soit assez petit pour passer en dessous d’un module, ce qui facilitera les déplacements lors des parties. 

Festival de robotique

La première compétition régionale québécoise de la compétition FIRST s’est déroulée en 2012, à Montréal. En 2019, il y a eu deux festivals de robotique au Québec, la deuxième était dans la ville de Québec. Cette année, il y aura encore deux compétitions, par contre ce sera à Montréal et à Sherbrooke ! Si vous voulez être bénévole ou simplement venir faire un tour pour voir quelques matchs de la compétition, le festival se déroulera au centre sportif de l’Université de Sherbrooke du 4 au 7 mars 2020. 
Validation d'un prototype, Studio de Création de l'UdeS

Pourquoi un robot en 100h?

Originalement, les équipes participantes n’avaient que 6 semaines pour construire leur robot. Considérant que c’est des étudiants du secondaire qui doivent le construire avec l’aide de mentors qui sont soit à l’université ou au travail à temps plein, ce n’est vraiment pas beaucoup de temps. Le but de robot en 100h est donc d’aider les équipes pour qu’ils ne perdent pas de temps durant leur période de construction.  C’est aussi une façon pour les étudiants de faire du travail manuel et de s’améliorer en mécanique et en robotique. Les étudiants qui ont fait un DEC en sciences de la nature au Cégep n’ont pas nécessairement eu la chance de faire beaucoup de projets aussi techniques qu’un robot. C’est donc une opportunité pour s’améliorer avec la machinerie du studio de Création et faire des projets un peu plus pratiques que ce qu’on peut voir durant le début de notre baccalauréat. 

Cette année, nous avons construit notre meilleur robot en 6 ans! En 2 jours, nous avons eu 7000 vues sur YouTube et 4000 vues sur Facebook, en plus de plusieurs commentaires positifs sur les réseaux sociaux. Je suis vraiment fière de mon équipe et j’ai très hâte de refaire l’évènement l’année prochaine. 
+ 0
vues sur notre chaîne YouTube
+ 0
vues sur notre page Facebook

Pour en apprendre plus sur Robot en 100h

Nous aimerions remercier tous nos commanditaires, sans qui nos activités ne seraient pas possibles. Nous vous sommes très reconnaissants. Merci de nous permettre de réaliser des projets concrets, d’avoir un impact sur la communauté, et de nous épanouir tout en nous développant personnellement et professionnellement. 

Un merci tout particulier à Merkur grâce à qui nous pouvons redonner davantage a la communauté.

Robotique UdeS, lieu d’innovation et de partage

Le partage
L'entraide
L'inclusion
 est notre raison d'être

Robotique UdeS est un groupe technique de l’Université de Sherbrooke qui a vu le jour en 2019 et qui compte maintenant plus de 80 membres venant de plus de 8 baccalauréats et 4 facultés différentes. Nous comptons présentement plus de dix projets à saveur robotique qui sont axés sur le partage de connaissance et l’innovation technique.  

Nos activités tournent en effet autour de deux grands volets, le transfert de connaissance et l’innovation technologique. Le premier volet est au cœur même de toutes les activités que nous effectuons au sein du groupe. Ayant à cœur de redonner à la communauté, nous avons comme priorité de transmettre les connaissances que nous détenons et ce, de toutes les façons possibles afin que les personnes n’ayant pas de connaissances ou d’habilité en robotique puissent découvrir ce merveilleux domaine et s’épanouir tant de façon personnelle que de façon professionnelle. 

Ce qui nous anime

Entraide

Chez Robotique UdeS, chacun des membres et des partenaires est invité à donner au prochain dès que possible. Les membres sont encouragés à aider et participer aux différentes initiatives du groupe. Nos partenaires sont également appelés à contribuer au succès du groupe en participant en tant que mentors au sein du groupe.

Innovation

L’innovation technologique est la raison pour laquelle la plupart des membres sont dans le domaine du génie. Plusieurs de nos projets sont directement en lien avec cette valeur (Rover, Exosquelette). Nous sommes également en étroite collaboration avec plusieurs enseignants, professeurs, chercheurs et professionnels afin de pousser nos réalisations à un niveau jamais vu.

Inclusivité

L’inclusivité est la valeur qui nous tient le plus à cœur. Je me suis fait une promesse lors de la création du groupe, jamais nous ne refuserons des membres dû à leur manque de connaissances ou d'expérience. Nous ne nous contenterons pas de les inclure au sein du groupe, nous mettrons toute l’énergie nécessaire à leur développement personnel et professionnel. Dans le groupe, les membres plus expérimentés sont donc encouragés à former et mentorer les membres moins expérimentés.

Un peu d'histoire

 L’histoire de Robotique UdeS a commencé il y a seulement quelques mois, mais l’idée mijote depuis bien plus longtemps. Voici comment nous en sommes venus à la création du groupe. 

Automne 2018
D'ou vient l'idée d'un groupe technique du genre?
Robotique UdeS est né d’une passion pour la robotique spatiale qui m’anime depuis mon tout jeune âge. Lors de la participation à une conférence en 2017, cette passion a été ravivée en voyant les véhicules tout-terrain (rovers) que des universités venaient présenter. Suite à cette conférence je suis revenu au Canada avec une idée de projet: construire un rover martien. Par contre, je désirais mettre en place un projet ayant une portée plus significative sur la communauté.
Automne 2018
Hiver 2019
La naissance d'un groupe hors du commun
En voyant la complexité qu’apportait la création du groupe au sein de l’association étudiante (AGEG), nous avons discuté de la pertinence de créer un environnement de collaboration qui allait pouvoir accueillir d’autres projets robotiques. Dans un souci de maximisation de nos ressources, nous avons pris la décision de fusionner avec un groupe technique existant (UdeS First) qui était déjà très impliqué dans la communauté robotique. Une fois la fusion effectuée, nous avons mis nos efforts à structurer le groupe technique afin de pouvoir réaliser, de la façon la plus efficace possible, nos différentes initiatives.
Hiver 2019
Été et automne 2019
Nos premiers pas!
Lors de séances d’information à l’hiver 2019, nous avons réussi à recruter une vingtaine de membres dans plusieurs baccalauréats différents. Étant donné que le groupe était nouveau, quelques mois ont été nécessaires afin d’ajuster plusieurs éléments structuraux du groupe. À la fin de l’été 2019, le groupe avait déjà une bonne expérience.

Lors de la session d’automne 2019, nous avons fait de la publicité afin d’attirer des nouveaux membres. Plus de 40 nouveaux membres ont joint le groupe, un nouveau projet (exosquelette) est né, nos activités ont été déplacées dans le nouveau Studio de Création et nous avons conclu notre premier partenariat avec l'entreprise Merkur. Un automne plus que productif!
Été et automne 2019
Prochaines années
Ce n'est que le commencement..
Nous avons donc réussi, mon équipe et moi, à mettre en place un lieu de coopération hors du commun où chaque personne peut évoluer en tant que personne et en tant que professionnel. De plus, nous avons maintenant un grand nombre d’initiatives à saveur sociale qui donnent l’opportunité à tous les membres de redonner, d’une façon ou d’une autre, à la communauté.
Prochaines années

Il ne me reste que trois sessions avant la fin de mon baccalauréat et du même fait peu de temps disponible pour terminer la mise en place des bases de Robotique UdeS mais je suis extrêmement satisfait du travail accompli jusqu’à maintenant. Nous sommes maintenant plus de 75 membres répartis dans neuf baccalauréats et quatre facultés qui ont tous un but en commun : redonner à la communauté via une multitude d’initiatives audacieuses et innovantes. Je vais certainement redoubler d’efforts d’ici la fin de mes études afin de mentorer le plus de personnes possible qui seront les porte-étendard des valeurs fondamentales du groupe. Mais avec la structure actuelle et la quantité de membres et d’engouement, je suis certain que le groupe va prospérer et durer malgré la cadence de roulement d’étudiants.  Avec autant de membres, on peut réellement faire une dans le monde qui nous entoure.

Nous aimerions remercier tous nos commanditaires, sans qui nos activités ne seraient pas possibles. Nous vous sommes très reconnaissants. Merci de nous permettre de réaliser des projets concrets, d’avoir un impact sur la communauté, et de nous épanouir tout en nous développant personnellement et professionnellement. 

Un merci tout particulier à Merkur grâce à qui nous pouvons redonner davantage a la communauté.